Fondation MAIF - Prévoir les risques accidentels

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Les facteurs de risques – Fatalité, hasard ou facteur humain

Les conducteurs

Le non respect des réglementations (limites de vitesse, feux…) et le stress (circulation, bruit, vitrines ou publicités qui détournent l’attention) sont des exemples de facteurs d’accidents souvent invoqués. Alors que le premier facteur est en grande partie dépendant du conducteur, le second est plutôt subi par ce dernier qui voit son champ visuel ou auditif saturé d’informations.

D’autres motifs d’accidents sont encore invoqués, tels que les suivants :

  • Baisse de vigilance :
    • dans un environnement familier
    • aux passages protégés, ils peuvent être "attirés" vers les feux de signalisation au détriment des piétons
  • Difficultés d'anticipation :
    Lorsqu'ils sous-estiment les risques liés aux infrastructures, aux obstacles visuels et le comportement imprévisible de l'enfant
  • Les jeunes conducteurs masculins sont plus dangereux :
    Ils manquent d'expérience et ont souvent tendance à surestimer leurs capacités de conduite et de réaction

Les adultes

  • Surestimation des capacités de l'enfant :
    Laisser les enfants seuls dans la rue, c'est oublier le risque omniprésent qu'on leur fait courir. Même si entre 7 et 12 ans la capacité de l'enfant à se débrouiller s'améliore, une surveillance défaillante l'expose à des situations trop complexes et dangereuses pour lui.
  • Le manque de vigilance :
    30 % des accidents des enfants de moins de 5 ans ont lieu quand les parents sont tout près d'eux. Un accident est si vite arrivé...
  • Le mauvais exemple :
    Les adultes traversent souvent sans respecter les règles, parfois même avec leurs propres enfants.

Les enfants

  • Développement, capacité d'analyse, comportement, personnalité (voir fiche précédente : L'enfant)
  • Prise de risques :
    • lorsqu'ils oublient les consignes de sécurité
    • lorsqu'ils jouent (surtout en groupe)
    • lorsqu'ils se croient en sécurité (dans un lieu connu)
    • lorsqu'ils grandissent (ils sont plus téméraires, ils lancent des défis)

Le scénario le plus fréquent de l'accident de l'enfant piéton : en agglomération et hors intersection, un enfant de 3 à 10 ans, le plus souvent accompagné d'un adulte ou d'autres enfants, masqué par un véhicule en stationnement, traverse la rue en courant alors que le véhicule survient. Son attention est captée par quelque chose ou quelqu'un de l'autre côté de la rue.
Dans l'éducation à la sécurité on apprend aux enfants à faire attention. Quand l'accident se produit, l'enfant pense souvent que c'est de sa faute. Or la responsabilité de l'accident ne peut lui être totalement imputée.
Les adultes doivent prendre conscience et tenir compte des limites des enfants. Chaque enfant a son propre rythme de développement qu'il faut respecter. C'est entre 6 et 11 ans qu'il devra apprendre à maîtriser le monde très complexe de la rue.

Ce n'est qu'en définissant les causes que l'on peut élaborer des actions préventives adaptées. En dehors du facteur humain, il existe d'autres facteurs de risques bien identifiés. Ceux-ci ne sont pas immuables, ils évoluent au rythme des changements de notre société.


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