Fondation MAIF - Prévoir les risques accidentels

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Les accidents

Évaluer les risques

Une première démarche pour prévenir l'accident consiste à évaluer la nature et la gravité des risques encourus par les enfants dans la maison : lieux, objets, mobilier et accessoires qui sont des dangers potentiels.

Mais les risques changent et évoluent en fonction de nombreux facteurs : les enfants, les situations, le hasard et les changements dans notre mode de vie. En témoigne l'apparition de risques nouveaux : les fours à micro-ondes, les piscines, les vélos tout terrain...

Une attention permanente est donc nécessaire.

Existe-t-il des risques plus graves que d'autres ?

Dans l'évaluation des risques par les adultes et les enfants, certaines situations sont plus chargées symboliquement que d'autres : le feu et l'électricité marquent beaucoup plus les esprits que les chutes et coupures, alors que ces dernières sont beaucoup plus fréquentes et peuvent être lourdes de conséquences.

Cette interprétation subjective des risques peut en partie expliquer que l'on a souvent tendance à négliger les risques liés à la maison et à la vie quotidienne.

Prévention active et passive

Agir directement sur les choses dangereuses : prises électriques, objets coupants, angles aigus, escaliers... En bref, modifier l'environnement de la maison, mais aussi de la rue et de la ville, est une étape incontournable dans la prévention des accidents. La recherche de causes ainsi que la mise en place d'une réglementation nouvelle constituent des passages obligatoires. Malheureusement, cela ne suffit pas car on ne peut pas toujours tout prévoir.

    Ces actions dites passives ne deviennent vraiment efficaces qu'à partir du moment où nous adoptons des comportements "sûrs". Des actions de sensibilisation et d'information sont élaborées afin de répondre à ce besoin : c'est la prévention active.

Comprendre pour agir : phrase clé si l'on considère qu'il ne s'agit pas de la mise à disposition de recettes mais d'informations qui permettront de cerner un peu mieux la complexité d'une question qui nous concerne tous.

Responsable ou coupable ?

Tous le monde s'accorde pour dire qu'il est inadmissible que les enfants soient exposés à des risques qui peuvent mettre en jeu leur vie mais...

Le refus d'admettre le risque, ou d'envisager que son propre enfant puisse être victime d'un accident, explique en grande partie l'attitude "cela n'arrive qu'aux autres" que nous adoptons trop souvent.

    Ce rejet peut être expliqué par le fait que l'accident est extrêmement culpabilisant.

La question : "c'est la faute à qui ?", une fois l'accident survenu, est tellement douloureuse que bien souvent le sort (et parfois la victime elle-même!) est tenu pour unique responsable.

    Tenter de trouver un "coupable" reviendrait à nier la complexité du mécanisme de l'accident, et c'est d'autant plus grave qu'il devient difficile de sensibiliser tous les publics afin de favoriser une prise de conscience qui s'impose.

Débarrasser l'accident de la notion de culpabilité est indispensable si l'on veut aborder sereinement la question de la responsabilité. Car c'est en définissant les causes, les effets et les responsabilités que l'on peut espérer élaborer des réponses et des actions préventives adaptés.

Confiance et prise de conscience

    Les phrases : "c'était prévisible", ou "qu'est-ce que j'avais dit", traduisent bien un échec face à un accident dès lors qu'il était possible de le prévenir.

Elles sont d'autant plus graves qu'elles mettent en question la relation de confiance établie entre enfants et adultes.

L'enfant se sent protégé par les adultes qui l'entourent.



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