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Les accidents

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Des chiffres alarmants : chaque année, plus d'un million d'enfants sont victimes d'un accident domestique en France.

Accident et causes

Morbidité et mortalité

    En moyenne, plus d'un enfant disparaît chaque jour en France à la suite d'un accident domestique. Mais le nombre total d'enfants victimes d'accidents est beaucoup plus important. Faute de données fiables, on évalue mal le nombre exact des enfants accidentés, ainsi que les conséquences physiques ou psychologiques des accidents.

De ce fait, le coût économique, mais surtout le coût en souffrance humaine ne peuvent être estimés de manière satisfaisante.

Qu'est-ce qu'un accident ?

La définition usuelle d'un accident est celle d'un événement fortuit et imprévu avec une connotation négative de "malheureux" et "dommageable".

Mais le terme "accident" recouvre des nuances importantes :

  • Mortels - graves
  • Mineurs - incidents

Les accidents se situent à des niveaux différents qui rendent l'analyse complexe.

Les causes : un concours de circonstances ?

Les chercheurs distinguent les causes individuelles (facteurs de sexe, personnalité de l'enfant, développement de l'enfant...) et environnementales (facteurs socio-économiques, relationnels, éducatifs...). Cette distinction est un peu artificielle, mais on peut retenir que la réalité de l'accident est extrêmement complexe et que ses causes sont multiples.

L'enfant n'est jamais seul face à l'accident : les comportements humains, les circonstances ainsi que l'environnement matériel sont en constante interaction.

Toute découverte comporte de l'inconnu et de l'imprévisible qui peuvent s'avérer dangereux. L'inconnu fait fantasmer, et la peur peut même susciter des sensations fortes qui stimulent l'enfant. C'est donc aux adultes d'en prendre la pleine mesure et d'accompagner leur enfant dans la fascinante découverte de lui-même et du monde qui l'entoure.

Risques et responsabilités

Évaluer les risques

Une première démarche pour prévenir l'accident consiste à évaluer la nature et la gravité des risques encourus par les enfants dans la maison : lieux, objets, mobilier et accessoires qui sont des dangers potentiels.

Mais les risques changent et évoluent en fonction de nombreux facteurs : les enfants, les situations, le hasard et les changements dans notre mode de vie. En témoigne l'apparition de risques nouveaux : les fours à micro-ondes, les piscines, les vélos tout terrain...

Une attention permanente est donc nécessaire.

Existe-t-il des risques plus graves que d'autres ?

Dans l'évaluation des risques par les adultes et les enfants, certaines situations sont plus chargées symboliquement que d'autres : le feu et l'électricité marquent beaucoup plus les esprits que les chutes et coupures, alors que ces dernières sont beaucoup plus fréquentes et peuvent être lourdes de conséquences.

Cette interprétation subjective des risques peut en partie expliquer que l'on a souvent tendance à négliger les risques liés à la maison et à la vie quotidienne.

Prévention active et passive

Agir directement sur les choses dangereuses : prises électriques, objets coupants, angles aigus, escaliers... En bref, modifier l'environnement de la maison, mais aussi de la rue et de la ville, est une étape incontournable dans la prévention des accidents. La recherche de causes ainsi que la mise en place d'une réglementation nouvelle constituent des passages obligatoires. Malheureusement, cela ne suffit pas car on ne peut pas toujours tout prévoir.

    Ces actions dites passives ne deviennent vraiment efficaces qu'à partir du moment où nous adoptons des comportements "sûrs". Des actions de sensibilisation et d'information sont élaborées afin de répondre à ce besoin : c'est la prévention active.

Comprendre pour agir : phrase clé si l'on considère qu'il ne s'agit pas de la mise à disposition de recettes mais d'informations qui permettront de cerner un peu mieux la complexité d'une question qui nous concerne tous.

Responsable ou coupable ?

Tous le monde s'accorde pour dire qu'il est inadmissible que les enfants soient exposés à des risques qui peuvent mettre en jeu leur vie mais...

Le refus d'admettre le risque, ou d'envisager que son propre enfant puisse être victime d'un accident, explique en grande partie l'attitude "cela n'arrive qu'aux autres" que nous adoptons trop souvent.

    Ce rejet peut être expliqué par le fait que l'accident est extrêmement culpabilisant.

La question : "c'est la faute à qui ?", une fois l'accident survenu, est tellement douloureuse que bien souvent le sort (et parfois la victime elle-même!) est tenu pour unique responsable.

    Tenter de trouver un "coupable" reviendrait à nier la complexité du mécanisme de l'accident, et c'est d'autant plus grave qu'il devient difficile de sensibiliser tous les publics afin de favoriser une prise de conscience qui s'impose.

Débarrasser l'accident de la notion de culpabilité est indispensable si l'on veut aborder sereinement la question de la responsabilité. Car c'est en définissant les causes, les effets et les responsabilités que l'on peut espérer élaborer des réponses et des actions préventives adaptés.

Confiance et prise de conscience

    Les phrases : "c'était prévisible", ou "qu'est-ce que j'avais dit", traduisent bien un échec face à un accident dès lors qu'il était possible de le prévenir.

Elles sont d'autant plus graves qu'elles mettent en question la relation de confiance établie entre enfants et adultes.

L'enfant se sent protégé par les adultes qui l'entourent.

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