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Sécurité voiture

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Grâce aux progrès de la recherche en sécurité passive ou secondaire, les voitures sont de plus en plus sûres. La protection des passagers en cas de choc résulte de trois composantes indissociables : des zones de carrosserie déformables qui absorbent les chocs, un habitacle rigide qui préserve un espace de "survie" et des dispositifs de retenue qui maintiennent correctement les passagers.

Sécurités et risques

Encore plus de sécurité…

La recherche de la sécurité automobile comprend trois objectifs : D’abord, on vise la sécurité primaire, dite active en évitant au maximum l’accident (par l’étude de la tenue de route, du freinage, de la visibilité). Ensuite, on tente de préserver les accidentés en limitant les dommages corporels (par l’amélioration de la structure du véhicule ou des dispositifs de retenue), c’est la sécurité secondaire dite passive. Enfin, il s’agit d’améliorer les conditions de secours après un accident, c'est-à-dire d’assurer la sécurité tertiaire.

Que se passe-t-il en cas d'accident ?

Les effets des chocs violents ont pu être évalués lors de tests expérimentaux sur des mannequins. Ils montrent comment, en cas de choc, le corps du passager subit une violente décélération. Dans le cas d'un choc frontal, qui représente 63 % des accidents, le passager non retenu continue à se déplacer à l'intérieur du véhicule à la vitesse à laquelle roulait la voiture au moment de l'impact. Ainsi, en cas de choc à 50 km/h, le corps de l'adulte, sous l'effet de la force qui le projette en avant, peut peser jusqu'à 3 tonnes.

Qu'arrive-t-il à un enfant non attaché ?

Si la voiture roule à 60 km/h au moment du choc, un enfant qui pèse 10 kg sera catapulté contre la structure du véhicule avec une violence correspondant à une chute de 4ème étage.

Deux risques majeurs : éjection et projection

Contrairement aux idées reçues, l'éjection ne protège pas mais multiplie par six le risque d'être tué. Quelle que soit la nature de la collision, l'éjection hors du véhicule et la projection contre les parties dures et les saillies de l'habitacle sont responsables des traumatismes les plus graves.

Dispositifs

Une seule réponse : des dispositifs de retenue adaptés...

La ceinture de sécurité et les dispositifs de retenue pour enfants préviennent ces deux risques majeurs. Bien maintenu, le passager est couplé au siège et bénéficie de la protection fournie par l'habitacle. Ces systèmes de sécurité sont conçus de manière à retenir sans blesser malgré les efforts subis par le corps lors d'un accident.

La ceinture de sécurité : un facteur décisif dans la réduction du nombre de tués

L'analyse des accidents montre que le taux de mortalité est multiplié par trois chez les passagers non ceinturés. Depuis 20 ans, le port de la ceinture est progressivement devenu obligatoire pour tous les occupants du véhicule. Mais on estime encore que 500 vies supplémentaires pourraient être une utilisation plus systématique des différents dispositifs de retenu.

    La voiture et les éléments qui la composent sont conçus pour les adultes. Les ceintures de sécurité dont toutes les voitures récentes sont équipées ne sont pas adaptées à la morphologie de l'enfant. Il a besoin d'un dispositif particulier pour chaque stade de son développement.
    Attention

Les enfants d'un même âge n'ont pas tous la même taille et le même poids. Ces deux facteurs doivent être pris en compte lors du choix d'un dispositif de retenue adapté.

La ceinture : prévue pour les grands et les adultes...

    Pour retenir sans blesser, la ceinture de sécurité trois points doit prendre appui sur les parties résistantes du corps. La sangle diagonale doit s'appliquer sur le thorax depuis l'épaule jusqu'au bassin ; la sangle ventrale doit prendre appui sur les deux saillies osseuses du bassin appelées crêtes iliaques.

Il est évident que ces conditions ne sont pas remplies pour les enfants. Même lorsqu'ils commencent à s'asseoir, leur petite taille empêche le bon positionnement de la ceinture trois points :

  • La sangle diagonale repose alors sur le cou de l'enfant et peut même passer par-dessus sa tête entraînant ainsi des risques de compression et d'éjection
  • La sangle ventrale passe au-dessus des crêtes iliaques et se positionne sur le vere avec des risques d'éjection et de lésions internes graves. Le phénomène de glissement sous la ceinture ventrale est appelé "sous-marinage"

Un dispositif pour chaque âge

Le nourrisson : particulièrement vulnérable aux lésions crâniennes et cervicales

    La tête et le cou des tout-petits sont extrêmement fragiles car leur tête est proportionnellement plus lourde : le quart du poids de l'enfant, alors que chez l'adulte elle ne représente qu'un dixième. Le mouvement vers l'avant en cas de choc frontal, entraîne des efforts importants qui s'exercent au niveau de son rachis cervical. Ainsi, même si son torse était bien maintenu, un nourrisson installé face à la route ne résisterait pas à un choc qui le projetterait vers l'avant.

Pour touts ces raisons, le dispositif "dos à la route" est particulièrement recommandé. Il répond également à son besoin de maintien postural.

Jusqu'à 10-11 ans : petite taille et absence de maturation osseuse

Ce n'est qu'à l'adolescence que le bassin parvient à sa maturité osseuse ; jusque là, l'enfant n'a pas de crêtes iliaques. Aussi, les dispositifs de retenue pour enfants sont conçus pour positionner la sangle à la racine des cuisses afin d'éviter le "sous-marinage". Ils doivent également, en fonction de la taille et de l'âge de l'enfant, protéger le squelette 'côtes et clavicules) de la pression exercée par la ceinture traditionnelle. Quand la ceinture devient utilisable, il faut assurer son bon positionnement en compensant la petite taille de l'enfant. Les dispositifs à harnais (incorporés aux sièges auto), les rehausseurs et les sièges à tablettes de protection remplissent ces fonctions en permettant d'adapter le port de la ceinture à la taille de l'enfant.

Dispositif non adapté ou incorrectement utilisé : risques de lésions très graves

    Traumatismes crâniens :
    Ils peuvent provoquer des hémorragies et blessures du cerveau (représentent 80 % des lésions chez l'enfant.
    Fractures cervicales, hyperflexion de la tête, et hyperextension :
    Ils comportent des risques d'écrasement de la moelle épinière et peuvent entraîner des paralysies.
    Lésions abdominales :
      Elles provoquent des hémorragies internes et des blessures graves au foie, à la rate...

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