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Dispositifs – Comment choisir ?

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L'achat d'un dispositif de retenue pour l'enfant n'est pas un acte anodin : bien le penser, comparer les dispositifs entre eux, prendre conseil... et ne pas hésiter à mettre le prix.

Critères

Une condition : l'homologation

Depuis 1992, la France a adopté le règlement européen ECE R 44 comme unique procédure d'homologation.

L'homologation comprend différents essais, à la fois sur les composants des dispositifs et sur le comportement de l'ensemble du dispositif en cas de choc. On vérifie la résistance et l'usure des sangles et ceintures. On teste les matériaux de la coque ainsi que toutes les composantes. Dans un deuxième temps, l'ensemble du dispositif subit des essais en choc frontal et en situation de retournement, pour les dispositifs "dos-à-la-route", également des chocs arrière.

Si le dispositif ou l'un de ses composants ne répond pas à tous les critères des tests, l'homologation lui est refusée.

Quel est le bon dispositif ?

Tous les dispositifs homologués sont donc conformes à des critères précis de protection et de sécurité. Cependant, au-delà de ces exigences minimales, les performances des dispositifs varient selon les types de système et la qualité des fabrications.

Outre l'homologation, le choix correct d'un dispositif repose sur son adaptation à vos besoins : le poids et la taille de l'enfant, le nombre total d'enfants à transporter, ainsi que l'adaptation au véhicule, un critère trop souvent négligé. L'efficacité des systèmes "universels" garantie par les tests pour tout type de véhicules peut en effet être meilleure pour certains d'entre eux du fait de la forme des sièges et de la position des ceintures.

D'autres aspects, comme le confort de l'enfant, la facilité d'installation, les possibilités d'utilisation hors du véhicule, ne sont pas négligeables dans le choix d'un dispositif. Mais restez vigilants et vérifiez bien que ces critères de choix ne nuisent pas aux performances de sécurité du dispositif.

    Renseignements :

Les associations, les magasins de puériculture, la maternité, votre vendeur de voitures vous renseigneront.

Pense-bête

    Le poids et la taille de votre enfant déterminent le type de dispositif.
    Vérifiez que le dispositif peut être correctement utilisé dans votre véhicule... Essayez-le!

Bien que souvent plus chers que d'autres réseaux, les concessionnaires de marques automobiles proposent des systèmes homologués dont l'adaptation aux véhicules de la marque a été testée.

    Achetez, louez ou empruntez... mais contrôlez que le dispositif est en bon état et vérifiez qu'il n'a pas été impliqué dans un accident.

Il est préférable d'opter pour un dispositif le plus récent possible car les progrès faits par les fabricants ont toutes les chances de rendre obsolètes le siège hérité de la cousine, ou celui du grand frère...

Tenez-vous au courant des nouveaux produits qui sortent. Les techniques évoluent rapidement et de nouveaux dispositifs, encore plus performants, sont proposés régulièrement.

Dispositifs Classes 0 et 1

Classe 0 : 0 à 9 kg (0 - 9 mois) - Classe 0+ : 0 à 13 kg (0 - 9 mois) :

La meilleure protection : le dispositif de retenue installé dos à la route.

Depuis le 1er janvier 1992, la réglementation française autorise l'emploi des dispositifs "dos à la route".

Plus de sécurité

    La très grande capacité de ce type de siège a été prouvée en Europe du Nord où il est très fréquemment utilisé - même jusqu'à l'âge de trois ans grâce à des dispositifs conçus pour les enfants de plus de 9 kg.

Les efforts subis par le cou de l'enfant, en cas de choc, sont fortement diminués; les mouvements de la tête et du torse sont faibles et les efforts sont répartis sur l'ensemble du corps.

Autres avantages :

Le siège "dos à la route" peut être installé à l'avant du véhicule et permet au conducteur de garder un contact visuel avec l'enfant.

Attention :

Conformez-vous aux indications du constructeur si votre véhicule est équipé de l'Air-Bag. Le cas échéant, installez l'enfant à l'arrière ou désactivez le système. Pratique, ce siège permet de porter l'enfant même endormi, entre la voiture et la maison, et de l'utiliser dans d'autres situations. Contre indication : les nouveaux-nés souffrant d'affections très rares qui nécessitent une position allongée (apnée positionnelle, syndrome P. Robin...).

L'installation du siège "dos à la route" et de l'enfant :

Lors de l'achat, si une démonstration d'installation est possible, alors n'hésitez pas à la demander. Dans tous les cas, consultez attentivement la notice d'emploi et soyez particulièrement vigilant aux instructions concernant le passage des sangles et le réglage des harnais.

Après avoir installé votre enfant dans son siège, vérifiez que les sangles sont bien ajustées et accrochées et... n'oubliez surtout pas de boucler le harnais une fois correctement positionné.

Si votre bébé pleure et que vous avez l'impression qu'il serait mieux détaché et dans vos bras, préférez sa sécurité en le laissant dans le dispositif...

Lit-nacelle avec bandeau ou filet

    Le lit nacelle doit être installé le long du siège arrière, perpendiculairement à la route. L'enfant peut voyager en position allongée mais ce dispositif est plus encombrant et moins sûr que le siège "dos à la route" car il ne protège pas l'enfant des risques inhérents à la fragilité de son rachis cervical.

Autre inconvénient de ce type de dispositif : sa durée d'utilisation relativement courte. En effet, il est souvent abandonné dès l'âge de 6 mois, car l'enfant devient trop grand ou a envie d'une position semi-assise.

L'installation du lit-auto

Il doit être correctement fixé au véhicule, en respectant scrupuleusement les consignes du fabricant. Il est soit équipé de sangles qui utilisent les points d'ancrages des ceintures de sécurité, soit maintenu par les ceintures de sécurité.

L'installation de l'enfant dans son lit-auto

Vérifiez méthodiquement que le système de maintien est fermé : filet de protection ou bandeau attaché. Sinon, en cas de choc ou de freinage brutal, l'enfant pourra être éjecté de son lit.

Pour plus de sécurité, en cas de choc latéral, il est préférable d'installer ce dispositif comme l'indique le dessin ci-dessous :

Installé dans ce dispositif, le nourrisson ne doit jamais faire face à la route : en cas de choc, il ne serait plus protégé. Son cou et sa tête auraient en effet à subir des efforts supérieurs au seuil de tolérance propre à cet âge.

Classe 1 : 9 à 18 kg (de 9 mois à 3 ans) :

Siège-auto muni de harnais ou siège baquet

    C'est le dispositif le plus fréquemment utilisé pour cette tranche d'âge.

Certains sièges offrent la possibilité d'améliorer le confort et la sécurité de l'enfant : présence d'un appui-tête modulable, réglage facile des harnais.

D'autres sont évolutifs et s'adaptent au changement morphologique de l'enfant : c'est le cas des dispositifs réglables en largeur. A l'étranger, il existe pour cette classe d'âge, des dispositifs qui peuvent être installés "dos à la route" permettant leur utilisation jusqu'à l'âge de 3 ans.

Il faut s'attendre en France à une évolution de ce type concernant le transport des enfants de moins de 4 ans.

L'installation du dispositif

Les sièges doivent être installés à l'arrière du véhicule. Ils peuvent être attachés par des sangles fixées directement aux points d'ancrage étant parfois difficilement accessibles, préférez les dispositifs qui sont de plus en plus équipés de systèmes permettant leur fixation par la ceinture trois points. Il faut vérifier que le siège est bien stable, afin d'éviter son pivotement lors d'une décélération brutale. Un dernier conseil : une fois le dispositif correctement installé, évitez les manipulations du système de fixation, afin d'échapper à tout risque d'erreur.

Rappel

En aucun cas, vous ne pouvez installer face à la route un enfant de moins de 9 kg.

L'installation de l'enfant dans un siège-harnais ou "à baquet"

L'enfant est maintenu dans son siège grâce à un harnais. Préférez les harnais à 5 points car l'enfant bénéficie d'une sangle d'entre-jambe qui évite tout risque de sous-marinage. En l'absence de sangle d'entre-jambe, vérifiez que le siège présente une bosse d'assise qui empêchera l'enfant de glisser sous son harnais.

Plus rare mais efficace : le siège réceptacle ou "à tablier bouclier"

Il se présente comme un siège, mais le maintien de l'enfant est assuré par une tablette bouclier, placée devant lui. L'ensemble est retenu au véhicule par l'intermédiaire des ceintures deux ou trois points. Il faut vérifier que les sangles de la ceinture passent correctement dans les encoches prévues à cet effet.

Classe 2 : 15 à 25 kg (de 4 à environ 10 ans) - Classe 3 : 22 à 36 kg

Rehausseur et ceinture 3 points

Le rehausseur combiné avec la ceinture trois points est un dispositif homologué depuis 1985 en France. Il est conçu pour les enfants de plus de 18 kg et permet d'adapter le passage de la ceinture 3 points traditionnelle à la taille et au poids de l'enfant.

Mise en garde

Il est inquiétant de constater que 7 % des enfants utilisent le rehausseur alors qu'ils sont trop petits pour ce dispositif.

    Même si l'enfant a atteint l'âge requis pour l'utilisation de ce dispositif, continuez à le transporter dans son siège si son poids est inférieur à 15 kg et s'il est de petite taille.

Pour plus de sécurité, il est préférable de choisir un rehausseur avec un dossier qui limite l'amplitude des mouvements en cas de choc. D'autre part, l'appui-tête et les accoudoirs sur les côtés vont apporter un confort supplémentaire et garantir un passage correct de la sangle ventrale de la ceinture.

La disposition des ceintures n'est pas exactement la même dans tous les types de voitures. Il faut en tenir compte lors de l'achat du dispositif. Il est donc souhaitable d'essayer le rehausseur dans votre voiture avant de l'acheter. Lors de ces essais, il faut installer l'enfant dans le rehausseur et vérifier que le dispositif convient.

Ne pas oublier

    Vérifier le bon positionnement de la ceinture : elle doit bien passer à l'angle de la cuisse et du bassin et le baudrier de l'épaule doit passer sur la clavicule pour ne pas gêner le cou de l'enfant.

Si le rehausseur est muni d'accoudoirs, il faut toujours vérifier que la sangle ventrale passe en dessous de ceux-ci, comme l'indique le dessin.

Important

L'abandon du rehausseur pour la seule utilisation d'une ceinture traditionnelle trois points dépend plus de la taille et du poids de l'enfant que de son âge réel. En effet, certains enfants peuvent utiliser la ceinture un peu plus tôt s'ils sont grands et pèsent plus de 25 kg. Mais d'autres enfants de 10 ans, doivent continuer à utiliser un rehausseur pour être correctement maintenus par la ceinture trois points.

Dispositifs mixtes, évolutions et derniers conseils : deux catégories de dispositifs évolutifs

Le "dos à la route" installé ensuite "face à la route"

Le même siège peut être utilisé de la naissance jusqu'à l'âge de 3 ans environ (classe 0 et 1). Il existe même des versions qui sont conçues pour transporter l'enfant jusqu'à ce qu'il atteigne un poids de 35 kg.

Il n'est pas réellement plus cher que d'autres dispositifs si l'on considère qu'il permet de faire l'économie de deux achats successifs (classe 0 et classe 1). Il faut toutefois être très attentif à ce qu'il soit sûr et confortable pendant toute la durée d'utilisation, malgré la variation de taille de l'enfant.

Très important

L'enfant doit être impérativement installé dos à la route jusqu'à ce qu'il ait atteint le poids de 9 kg. Il faut être très vigilant sur les installations successives de ce dispositif et les délais à respecter concernant le changement de sens.

Le siège mixte : classe 1 et 2 (9 à 25 kg)

De plus en plus fréquents, ces sièges s'utilisent de 9 mois jusqu'à 6 ans environ. L'enfant est retenu dans son siège par la ceinture de sécurité (présence de guide-sangles, d'appui-tête réglable). Ces sièges sont reconnus pour offrir une très grande sécurité et permettent de retarder l'utilisation d'un rehausseur.

Tablettes de protection

Généralement, lorsque l'enfant est installé sur la place centrale arrière, la seule protection dont il peut bénéficier est celle d'une ceinture deux points. La retenue qu'elle offre est insuffisante. Existe alors la solution d'une "tablette bouclier". Elle prend appui de chaque côté des cuisses de l'enfant. Outre l'avantage en matière de sécurité, ce dispositif offre la possibilité à l'enfant de s'en servir comme table de jeu.

Dispositifs intégrés

Certains constructeurs automobiles proposent des dispositifs pour enfants intégrés au véhicule comme, par exemple, le rehausseur pour enfants de plus de 18 kg à la place de l'accoudoir central arrière.

Une solution pour s'assurer de la bonne retenue du siège enfant dans le véhicule : le choix d'un siège "Isofix".

Apparu en 2002, "Isofix" est un système de fixation rigide où le siège auto est directement fixé au siège du véhicule.

Les sièges sont équipés de verrous qui viennent se fixer sur des anneaux rigides solidaires du véhicule (ils sont situés entre le dossier et l'assise du siège). Les véhicules les plus récents du marché sont équipés d'ancrages Isofix permettant une installation simple, rapide et fiable des sièges enfant dans un véhicule.

Depuis février 2004, selon la réglementation européenne, l'homologation "Isofix universelle" concerne les sièges pourvus d'un 3ème point d'ancrage destiné à renforcer la sécurité du dispositif en évitant tout pivotement. Ce 3ème point d'ancrage, dont sont équipés les sièges à harnais faisant face à la route, permet également de limiter les mouvements de la tête de l'enfant vers l'avant.

Quel que soit l'âge de votre enfant et le dispositif choisi, les précautions de sécurité à ne pas négliger sont :

  • Ne modifiez pas les éléments du dispositif et sa configuration : coussin sous l'enfant ou sous le dispositif afin d'en accentuer l'inclinaison, bricolage des harnais, des housses...
  • Pour un maintien le plus efficace, ne laissez pas l'enfant dans son manteau ou un vêtement encombrant
  • Après un accident, faites vérifier systématiquement l'état du dispositif Enfin, n'oubliez pas, même pour quelques centaines de mètres, installez votre enfant dans son dispositif.

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