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L'enfant

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Avec l'âge l'enfant développe progressivement ses capacités.

Développement

Durant la première année de vie, son développement psychosocial peut être illustré par le schéma ci-dessous :

    L'expression "développement psychomoteur" met bien l'accent sur la complexité de ce processus de maturation à la fois physique, intellectuel et affectif chez l'enfant.

Ce processus est continu mais il serait faux de prétendre qu'il soit le même pour tous les enfants. Au contraire, le développement de chaque enfant suit son propre rythme, déterminé par ses caractères propres et par les stimulations psychologiques et affectives de son entourage.

L'âge, le développement et les risques

Si, globalement, il est possible de définir des tranches d'âges correspondant à des étapes-clés du développement, il serait extrêmement difficile et même dangereux de prétendre fixer des frontières précises à ces étapes : tel bambin marchera à 12 mois, alors que tel autre attendra 2 ou 6 mois de plus.

Or, les risques augmentent avec l'autonomie de l'enfant, confronté à un environnement plus vaste et plus complexe. En contrepartie, l'enfant maîtrise de mieux en mieux son propre corps et acquiert des capacités nouvelles.

Dans l'équilibre à trouver entre ces deux évolutions, il a besoin d'être aidé. Mais, s'il n'y a pas de règles bien précises, comment peut-on stimuler et protéger l'enfant tout en respectant au mieux son développement propre ?

Les professionnels de l'enfance nous répondent : il faut comprendre notre enfant en l'observant, en l'écoutant et en communiquant avec lui. Car, si le franchissement d'une étape n'est pas toujours prévisible, il existe en général des signes avant-coureurs.

L'enfant n'est pas un adulte en miniature. Aujourd'hui, il est devenu évident pour tout un chacun que l'enfant est différent de l'adulte et qu'il faut essayer de lui faciliter la conquête d'un monde qui n'a pas été fait pour lui mais pour l'adulte.

Fragilité

Un être vulnérable

    Les caractéristiques propres de l'enfant, aussi bien physiologiques que psychologiques, en font un être vulnérable, mais capable.

Les compétences de l'enfant deviennent plus complètes et complexes au fur et à mesure qu'il devient de plus en plus autonome. De ce fait, il est exposé à des risques toujours nouveaux qu'il convient d'identifier et, si possible, de prévoir.

L'autonomie physique

Au moment où le bébé, couché devient capable de se retourner, il est par exemple exposé au risque de la chute depuis la table à langer. Quand il commence à ramper ou à se déplacer à quatre pattes, sa curiosité naturelle va le pousser à découvrir un territoire peuplé de risques qu'il ne connaît pas et ne sait pas identifier : les prises de courant…

Quand il se lève et commence à marcher, des lieux jusqu'alors hors de sa portée peuvent être explorés : haut de la cuisinière, la queue de la casserole... Mais même s'il est capable de marcher, il ne sait pas toujours descendre un escalier.

Une motricité qui s'affine

Comme l'enfant grandit très vite, il doit constamment s'adapter à la fois à son propre corps et au monde qui l'entoure. Son centre de gravité, et de ce fait son équilibre, est différent de celui des adultes : sa tête, en particulier chez les tout petits, est très grande et lourde proportionnellement à son corps.

Il doit encore apprendre à mieux dominer son déplacement dans l'espace. L'enfant doit à la fois coordonner ses mouvements et situer son corps, en constant changement, dans un environnement qui n'est pas toujours adapté à lui. Ajoutons à cela l'appropriation de la gauche et de la droite, qui ne va vraiment pas de soi, même quand on est adulte !

Sensibilité

Une perception autre

La perception non plus n'est pas celle d'un adulte. Le point de vue de l'enfant, de par sa taille, n'est pas le même que celui d'un adulte. Imaginez la cuisine de votre appartement ou, pis encore, un trottoir, vu à 1 mètre du sol !

Par ailleurs, son champ de vision est beaucoup plus étroit, son attention presque entièrement concentrée sur la zone centrale.

Pour l'audition, c'est un peu la même chose, car l'enfant n'écoute pas de la même manière que l'adulte : les tris de l'information n'obéissent pas aux règles auxquelles nous sommes habitués.

Des facteurs psychologiques

La curiosité est un moteur puissant pour l'enfant qui, pour apprendre, doit explorer et découvrir.

L'impulsivité de l'enfant lui fait courir des risques, car il n'évalue pas les dangers au préalable.

Le moment présent est souvent prioritaire dans son esprit. L'excitation, la joie, les sentiments l'emportent sur le raisonnement.

La quête d'une plus grande autonomie est étroitement liée à une affirmation de la personnalité.

    Outre sa volonté de prouver à lui-même et aux autres ce dont il est capable, il va vouloir décider lui-même de ce qu'il doit faire ou non et l'entreprendre.

Il ne sera pas toujours facile pour les enfants de trouver le juste milieu qui consiste à stimuler l'enfant tout en gardant à l'esprit ses limites afin de le mettre à l'abri de situations dangereuses.

Les aspects cognitifs

On oublie trop souvent que l'enfant perçoit différemment les notions de danger, de vie et de mort. Les explications face aux dangers éventuels ne sont donc pas forcément efficaces. Des limites cohérentes et fermes - certains interdits - sont en conséquence nécessaires tant que l'enfant est trop jeune pour assimiler ces concepts complexes.

L'enfant ne peut pas soutenir longtemps une attention importante. Ses capacités de concentration, courtes dans la durée, demandent aux parents une grande vigilance et même de l'imagination quand il s'agit de varier les activités.

La mémoire et les liens de causalité

L'enfant ne peut pas, par manque d'expérience et de recoupements possibles, gérer autant d'informations qu'un adulte. Il lui est donc beaucoup moins facile de mémoriser et de mettre en relation les informations qu'il reçoit, pour effectuer des tris "à bon escient".

Des atouts

L'enfant communique très bien, et très tôt

La communication ne passe pas uniquement par les mots. Dans la communication entre enfants et adultes, comme entre adultes, le langage corporel ainsi que les regards comportent autant de significations que les mots. Le désir, la joie, la tristesse ou les craintes : l'enfant sait très bien les exprimer bien avant de posséder le langage des "grands".

    Il ne faut cependant pas surévaluer la capacité de compréhension de l'enfant. En effet, ce n'est que progressivement que l'enfant assimile les nuances dans l'expression linguistique ou corporelle. Les jeunes enfants ne comprennent pas la valeur symbolique des mots : à 7 ans ils comprennent à peu près la moitié du vocabulaire utilisé dans l'éducation à la sécurité.

Il faut attendre l'âge approximatif de 12 ans pour que les enfants commencent à penser en termes abstraits comme les autres.

En conséquence, quand nous utilisons l'ironie - l'exagération - ou des métaphores abstraites, l'enfant ne comprend pas. Nous risquons de le perturber au plus haut point car ce qui nous semble utile pour souligner un interdit peut, au contraire, être interprété comme la réalité par l'enfant.

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