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La sécurité routière fête l’amour et la parentalité

De nouveaux spots TV de la sécurité routière – les éditions spéciales pour la fête des mères et celle des pères

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Créé le 04/06/21

La sécurité routière a diffusé un nouveau spot pour la fête des mères le 30 mai dernier et prévoit la diffusion d’un deuxième pour la fête des pères le 20 juin. Réalisée par Arnaud Desplechin, la campagne est une véritable ode à la vie, portée par le mot d’ordre, « Sur la route, n’oublions jamais ce qui compte vraiment ». 

Avec cette campagne, la Sécurité routière espère inciter les Français à prendre conscience de ce qui compte vraiment pour eux. Elle met en lumière les petits et grands bonheurs de la vie pour convaincre et rappeler à chacun de ne pas céder aux tentations des plus futiles, comme une pointe de vitesse ou un appel au volant qui pourraient venir tout gâcher.

Car, malgré une baisse d’accidentalité en raison de la situation sanitaire, les risques routiers persistent, en particulier les comportements à risques concernant la vitesse.

Par exemple, en novembre 2020 les radars automatiques ont enregistré une augmentation de 47,4 % des excès de vitesse supérieurs à 50 km/h au-delà de la vitesse autorisée par rapport à la même période de l’année précédente.

Paroles d’un expert

 « Il y a plusieurs éléments qui peuvent expliquer le non-respect des règles. Il y a d'abord ces petites excuses que nous trouvons tous pour justifier notre « mauvais » comportement sur la route. C'est ce que l'on appelle la conditionnalité de la règle. Nombreux sont ceux qui respectent tous les jours les règles du Code de la route sauf s'ils sont pressés, en retard, etc. C'est un mécanisme d'auto-tolérance qui nous permet de sauver notre estime de soi, de nous considérer comme bon conducteur. Mais, ce qui a été bouleversé, accentué par le confinement, c'est la gestion de nos émotions négatives et du stress au volant. Nous savons maintenant que beaucoup d'entre nous éprouvent peur, angoisse, stress, etc. ce qui entraine parfois une mauvaise évaluation des risques sur la route et impacte de façon négative la conduite. Les problèmes liés au cadre familial ou professionnel par exemple sont autant de sources de stress que chacun garde en tête quand il ferme sa portière. Enfin, la sensation commune de manquer de temps peut également impacter notre comportement sur la route et notamment sur les vitesses pratiquées ».

Dr Jean-Pascal Assailly, psychologue, chercheur à l'institut Gustave Eiffel, expert au CNSR, et auteur de Homo Automobilis ou l'humanité routière, aux éditions Imago

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