Les éboulements ou les glissements de terrain sont souvent meurtriers et peu prévisibles. Or les muons pourraient en parler…

La mesure régulière du flux de muons et de sa variation pourrait servir de détecteur des modifications structurelles des amas rocheux.

Le muon est une particule élémentaire qui est détectable au niveau de la surface de la Terre.

Chargée d’énergie, elle traverse aisément la matière.

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La nature a ses secrets

Les glissements de terrain, quand ils trouvent leur origine dans les sols rocheux, restent très difficiles à prévoir. Les déplacements ou les fractures internes des massifs rocheux ou l’instabilité des falaises et versants montagneux sont généralement invisibles. Lorsque le point de rupture survient, il ne reste plus, malheureusement, qu’à constater les dégâts.

Le muon, particule cosmique et pénétrante

Le muon est une particule élémentaire de charge négative qui se crée dans la haute atmosphère. Il a les mêmes propriétés physiques que l'électron, avec une masse 207 fois plus grande. Voyageant à une vitesse proche de celle de la lumière, il atteint aisément le niveau du sol et y pénètre. On peut le détecter jusqu’à des profondeurs de l’ordre de 500 mètres. 

Des caméras à muons

Cette recherche utilise la mesure des flux de muons pour évaluer la densité de la roche, les variations de la saturation en eau, de la porosité, des fracturations internes et des propriétés mécaniques du milieu géologique observé.
Des prototypes de caméras à muons développés en collaboration avec le CERN ont été implantées sous le site du LSBB (Laboratoire Souterrain à Bas bruit) au plateau d'Albion à Rustrel dans le Vaucluse.

Détection des signes avant coureurs

Ce projet devrait contribuer à renforcer la capacité de prévention des risques associés à l'instabilité des massifs rocheux. Citons quelques exemples d’application :
• surveillance de la stabilité des tunnels, des caves et des espaces souterrains,
• surveillance des instabilités de versants, falaises et glissements de terrain,
• surveillance des réserves en eau, aquifères karstiques,
• surveillance des volcans notamment la déformation du dôme.


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Code du projet

T2DM2

Organismes de recherche et partenaires

GEOAZUR UMR 6256 - Université de Nice et LSB

Principaux intervenants

Responsable du projet : Dr Stéphane GAFFET, 

Date de début / Durée

2012 sur une durée de 36 mois

Documents à disposition

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