Comment estimer les investissements à réaliser pour consolider les bâtiments publics et déterminer leur efficacité sur l’ensemble des conséquences d’un séisme ?

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L’objectif de ce travail de recherche est de pouvoir apporter un outil d’aide à la décision dans la mise en place d’une politique publique de réduction du risque sismique. En effet, la difficulté actuelle pour une collectivité propriétaire d’un patrimoine bâti est de choisir si des modifications doivent être opérées ou pas sur le bâti sur la base d’une analyse coût/bénéfices. 

De la vulnérabilité du bâti dépendent l’ampleur des dégâts et le nombre de victimes.

Les séismes sont les aléas naturels les plus dévastateurs. Ils se caractérisent par leur amplitude (magnitude). Il ne manque pas d’exemples de séismes catastrophiques survenus ces dernières années pour montrer à quel point les dommages dépendent fortement de l’environnement urbain : Haïti (Mw=7.3, 2010, 90% de dommages), Tokyo (Mw=7.8, 2015, peu de victimes), Chili (Mw=8.4, 2015,1000 victimes) et Népal (Mw=7.8, 2015, huit millions de personnes affectées).

Petits séismes et grandes conséquences économiques

La population urbaine ne cesse de s’agrandir, les richesses et les infrastructures se concentrent dans des zones à risque où des séismes modérés sont probables. Les écoles, les hôpitaux et tous les bâtiments publics sous la responsabilité d’élus ou de l’Etat sont directement sollicités par ces secousses. Sans pour autant que la cité soit détruite, d’importantes pertes économiques peuvent être observées (séisme d’Annecy, 1996, environ 60 millions d’euros de pertes directes) et il ne faut certainement pas négliger les pertes indirectes, comme la rupture de l’activité économique ou la dégradation durable de l’attrait d’une région.

Des décisions politiques responsables et durables

Les élus équilibrent leurs décisions à l’aulne de la satisfaction de leurs administrés, des contraintes budgétaires, de la réglementation et des stratégies politiques. Afin que les décisions intègrent la connaissance réelle du risque sismique, le projet proposera une méthode et des modèles permettant d’appréhender à la fois les conséquences d’un séisme et les effets des politiques de réduction du risque, selon des variables décisionnelles utilisables par des décideurs et leurs responsables techniques : nombre de victimes, de sans-abris, pertes économiques directes, indirectes etc.

Des partenariats opérationnels

En termes plus opérationnels, les collectivités de Grenoble, Nice et la région Rhône-Alpes sont fortement intéressées par ce projet. Leur implication soulève le fait que l’Etat et les collectivités locales ne disposent plus des enveloppes budgétaires nécessaires pour faire face à l’explosion des normes. Cette implication des décideurs garantira la compatibilité des développements proposés avec les besoins du terrain, de même qu’avec l’évolution prévisionnelle de la règlementation en matière de risque sismique.


Code du projet

URBASIS

Organismes de recherche et partenaires

L’Université de Grenoble Alpes, 621 avenue centrale, domaine universitaire, BP 53, 38041 GRENOBLE CEDEX  

Principaux intervenants

Philippe GUEGUEN, Directeur de recherche à l’Institut des Sciences de la Terre (ISTerre).

Date de début / Durée

Janvier 2018 pour une durée de 48 mois

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