Inondations et choix de résidence

30 milliards d’euros en 30 ans, c’est le coût des inondations en France. Ce n’est pas toujours la faute à pas de chance car les zones inondables sont identifiées

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Les inondations causent des dommages et des perturbations majeurs dans le monde.

Pourtant, de plus en plus de personnes s’installent dans des zones à risques, en raison de la présence d’infrastructures de proximité (écoles, commerces), d’aménités naturelles (vue sur les côtes maritimes ou les rivières, paysages inconstructibles, possibilités d’activités récréatives), ou bien parce que les prix immobiliers sont plus bas qu’en dehors des zones de risque.

Choix individuels et politique publique

L’exposition aux inondations est une fonction de deux éléments : les choix individuels et les politiques publiques.

Les individus peuvent s’adapter au risque encouru ou choisir d’éviter les zones à risque. L’évitement est une mesure de réduction de la vulnérabilité particulièrement efficace.

La politique publique peut protéger les habitations en zone à risque ou soutenir des mesures individuelles d’évitement, en imposant des zonages et en réalisant des politiques d’information sur le risque, comme les plans de prévention des risques (PPRi) ou les informations acquéreurs-locataires (IAL).

Des intermédiaires comme les assureurs ou les associations de sinistrés peuvent également jouer un rôle pour apporter cette information.

Mieux comprendre l’impact des informations disponibles

Grâce à une série d’entretiens avec les acteurs de la prévention et avec des ménages ayant déjà été exposés à une inondation ou étant situés dans une zone à risque, le projet évaluera l’efficacité des informations délivrées aux populations ainsi que les médias utilisés.

Trois séries d’entretiens qualitatifs seront menées afin de mieux cerner les points suivants :

  • Sources d’information des ménages, qui les a informés du risque ?
  • A quel moment ?
  • Quel support a été utilisé ?
  • Ont-ils beaucoup échangé avec des voisins, des associations, des professionnels du logement ou des assureurs ?
  • Ont-ils été informés par des maires ou des services de l’Etat ?
  • Combien de temps ont duré ses moments de recherche d’information etc. ?
  • Ont-ils des questions qui sont restées sans réponses, etc. ?

Ces informations permettront de mieux construire le questionnaire quantitatif.

Travailler sur une modélisation des choix de résidence

De multiples facteurs interviennent dans le choix d’un lieu de résidence :

  • Les prix du marché bien évidemment mais aussi les attraits immédiats,
  • les potentialités futures,
  • Les périodes de vie et les besoins des familles,
  • L'évaluation empirique du risque quand il a été identifié.

Le projet construira des modèles de décision à partir de scénarios hypothétiques sur les risques courus et les aménités offertes.

Réflexion sur une stratégie de diffusion d’information à plus large échelle

Les résultats du projet permettront d’élaborer une stratégie de diffusion de l’information.

Il s’agit d’évaluer dans quelle mesure les scénarios d’information qui se sont avérés les plus efficaces lors de l’enquête pourraient être utilisés dans des politiques d’information plus générales.

Code du projet

Organismes de recherche et partenaires

L’Institut national de Recherche en Sciences et Technologies pour l'Environnement et l'Agriculture, Centre de Montpellier, sis 361 rue J.F. Breton, 34196 Montpellier cedex 05

INRA, Centre Grand-Est Nancy, 54280 Champenoux.

Principaux intervenants

Katrin ERDLENBRUCH - Directrice de recherche (DR 2) Irstea, UMR G-EAU, Montpellier

Serge Garcia, directeur de recherche en économie, Inra, UMR BETA, Nancy.

Date de début / Durée

2018 pour une durée de 24 mois

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