Pour un usage raisonné du numérique

Sensibilisation des adolescents au numérique pour éviter les comportements à risque

Aujourd’hui les bénéfices du numérique sont nombreux : il encourage la créativité, l’expression et facilite le partage et offre également des nouvelles opportunités d’apprentissage. Néanmoins, il possède son côté obscur : cyberaddiction, manque d’attention, de concentration, problèmes de sommeil, maux de dos, de tête sans parler de l’exposition possible aux sites web avec des contenus extrêmes. Ce projet propose de contribuer à l’éducation des lycéens par rapport à leurs habitudes numériques et d’étudier deux risques en particulier : le déficit du sommeil et le déficit d’attention pendant le temps scolaire.

jeunes_risquesnumriques_reseauxsociaux.jpg

Are you vraiment aware ?

L’objectif du projet est double. Afin de permettre aux ados de 15 à 18 ans d’être leurs propres régulateurs. Il s’agit d’analyser leurs pratiques numériques et de les mettre face :

• aux recommandations issues des études scientifiques qui permettront de caractériser leurs usages numériques en deux catégories : « favorables » et « défavorables » ;

• aux pratiques « favorables » de leurs pairs leur permettant de créer un réflexe positif par rapport à leurs propres usages. Cette prise de conscience, appelée « Awareness » est définie comme la compréhension des activités des autres qui permet de donner un contexte à sa propre activité.

Dans ce cas précis, cela correspond à la somme des connaissances qu’un adolescent a de ses propres pratiques, celles des autres et de l’espace numérique dans lequel il évolue.

L’analyse numérique et l’apprentissage automatique

Les pratiques des adolescents seront observées par la mise en œuvre d’une double approche :

• Learning Analytics/Big Data pour faire l’analyse et la collecte des traces numériques des jeunes. Ces traces alimenteront un tableau de bord des pratiques, véritable outil de sensibilisation auprès des jeunes pour donner une perception de leurs propres usages et les confronter aux usages « favorables » des autres.

• Machine Learning qui consiste à soumettre les données récoltées à un algorithme d’apprentissage automatique dans le but de créer des modèles prédictifs.


Et après … ?

L‘équipe de recherche propose de concevoir et de développer une application intégrant trois outils :

• une sonde pour tracer les actions réalisées par l’adolescent avec son équipement avant de les stocker sur un serveur sécurisé. Les risques tels que le déficit de sommeil et le défaut d’attention seront identifiés ;

• une interface permettant à l’adolescent de comparer sa perception de ses propres usages, les recommandations issues des études et les usages de ses pairs identifiés comme « favorables » ;

• l’envoi des recommandations en cas de comportement à risque ou des messages positifs lorsque l’adolescent suit les bonnes pratiques.


Code du projet

Digital practices awareness

Organismes de recherche et partenaires

Laboratoire Techné - Université de Poitiers

LIAS (Laboratoire d'Informatique et d'Automatique pour les Systèmes) - Université de Poitiers

IRIAF (Institut des Risques Industriels Assurantiels et Financiers) - Université de Poitiers

CECOJI (Centre d'Etudes sur la Coopération Juridique Internationale) - Université de Poitiers

Principaux intervenants

Hassina El Kechaï, (MCF en informatique)

Emilie Besneville, (Ingénieure d'études, chef de projets)

Date de début / Durée

SEPTEMBRE 2018

A voir aussi