Bien souvent, l’accident est lié à une mauvaise appréciation du risque ou de ses propres compétences à le maîtriser.

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Le Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives de l’Université François Rabelais de Tours a étudié les attitudes et les comportements de jeunes sportifs de 12 à 29 ans pratiquant le BMX ou l’escalade et a rendu ses conclusions.

Comment les jeunes évaluent-ils les situations à risque ? 

Le Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives de l’Université François Rabelais de Tours a étudié les attitudes et les comportements de jeunes sportifs de 12 à 29 ans pratiquant le BMX ou l’escalade.

Les résultats de l’étude montrent que l’évaluation du risque ne s’améliore pas avec l’âge mais en revanche l’évaluation des compétences, oui. Seule la capacité à évaluer ses compétences est prédictrice de la capacité à ajuster sa prise de risque. Il ne suffit donc pas de parler tout simplement des dangers d’une situation. Les jeunes interviewés sont conscients du risque qu’ils encourent et sont même capables d’évaluer le niveau de danger. Par contre, ils ont de vraies difficultés à s’autoévaluer.

Les émotions sont la clef de la prise de risque.

Il existe des profils prudents et imprudents. Les prudents ont généralement une bonne estime de soi et ils recherchent au travers de leurs activités sportives des sensations qu’ils ne trouvent souvent pas dans leur quotidien. En revanche, les pratiquants imprudents ont des difficultés à identifier et à exprimer leurs émotions. Ils ont une tendance à l’extrême pour se déconnecter de la réalité.

Comment prévenir ?

Les résultats de cette étude montrent qu’amplifier la prévention des risques en signalant davantage les dangers d’une situation n’aura pas d’effet significatif.

Chez les plus jeunes, il faut les aider à objectiver leurs compétences en leur faisant vivre des expériences et en leur donnant beaucoup de feed back. C’est généralement le rôle des encadrants sportifs.

Il faut ensuite favoriser l’identification et la gestion des émotions qui se construisent au moment de l’adolescence. Tout l’environnement du jeune doit être alors mis à contribution, au premier rang desquels figurent ses proches.

La valorisation envisagée des résultats est à la fois de nature académique mais aussi orientée vers un public plus large. Les résultats attendus pourraient influer sur le contenu et la forme des campagnes de prévention

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