SURICATE-Nat, vigie des catastrophes naturelles

Découvrez SURICATE-Nat, la nouvelle plateforme pour le suivi en temps réel des catastrophes naturelles !

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Développée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), en partenariat avec l’Université de Technologie de Troyes (UTT) et avec le soutien de la Fondation MAIF pour la Recherche, la plateforme publique SURICATE-Nat collecte et analyse en continu les messages publiés sur le réseau Twitter pour accélérer la remontée d’informations de terrain en cas de catastrophe naturelle.

Création d’outil participatif grand public pour gérer les catastrophes naturelles

SURICATE-Nat ambitionne de participer à l’information rapide des citoyens et au développement d’une culture du risque qui aborde les catastrophes naturelles sous l’angle des nouvelles technologies et des sciences participatives. La plateforme SURICATE-Nat se propose de donner de nouveaux outils pour exploiter efficacement les réseaux sociaux afin de faire connaître au plus vite l’impact des catastrophes naturelles à tous les acteurs en cas de crise.

Marc RIGOLOT, directeur de la Fondation MAIF pour la recherche, « Lors des catastrophes naturelles ; le temps joue toujours en défaveur des victimes. La compréhension de ce qu’il se passe en temps réel est un bien précieux pour les personnes et les institutions qui doivent prendre des décisions urgentes et proportionnées. SURICATE-Nat pourrait créer un lien collectif et salvateur entre les gens, c’est une nouvelle utilité pour les réseaux sociaux. »

Comment SURICATE-Nat fonctionne ?

Après un premier ciblage des tweets potentiellement pertinents sur la base de mots-clés liés aux séismes et inondations, les algorithmes d’intelligence artificielle développés par l’UTT et le BRGM passent chaque message au crible. Si le message relève de catastrophe naturelle, il est alors géolocalisé et classé en fonction du type d’informations qu’il apporte, tout en respectant les données personnelles des utilisateurs de Twitter. SURICATE-Nat dessine ainsi minute après minute une image du phénomène et de ses effets sur la seule base des informations citoyennes. Les informations récoltées sont ensuite partagées publiquement sur la plateforme www.suricate-nat.fr.

Samuel AUCLAIR, ingénieur en sismologie appliquée au BRGM et responsable du projet : « Le point fort de l’outil est sa réactivité. Par exemple, le séisme survenu vers Cholet en juin 2019 a été repéré en moins de 2 minutes sur la seule base du pic d’activité sur Twitter »

Les plus de SURICATE-Nat

Dans le cas du séisme à Cholet, outre la détection automatique du séisme, l’analyse des tweets collectés sur SURICATE-Nat (plus de 3 000) a permis d’obtenir une représentation précise de l’étendue de la zone de perception des secousses, qui ont été ressenties dans un rayon de plus de 200 km autour de l’épicentre.

Parallèlement, dès qu’un message détecté sur Twitter est reconnu par l’algorithme de SURICATE-Nat comme témoignage direct d’un événement, un tweet est automatiquement envoyé à son auteur. Ce tweet lui donne des conseils de protection et l’invite à apporter davantage d’informations sur le lieu, les dégâts constatés, voire même des images. La plateforme est d’ailleurs 100 % participative. Chaque internaute peut se rendre sur SURICATE-Nat pour contribuer à l’analyse manuelle des tweets, permettant d’améliorer les algorithmes pour lesquels l’intelligence humaine reste indispensable.


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