Vous êtes témoin d’une catastrophe naturelle (inondation, tempête, incendie) et vous voulez témoigner sur ce que vous vivez. Les réseaux sociaux sont vos messagers.

Comment exploiter les données des réseaux sociaux ?

Comment les structurer pour en constituer un matériau fiable, communicable et utile ?

Comment les personnes peuvent-elles alors s’en servir pour être informées et prendre des précautions ou appliquer des consignes ?


suricate2.jpg

Imprévisibles, incontrôlables, oui mais...

Les systèmes d’alerte sont de plus en plus sophistiqués mais pas infaillibles. Une fois que l’événement survient, c’est trop souvent des réactions de panique qui s’installent. Par manque d’information, les victimes de la catastrophe réagissent à l’instinct. Il se crée une phase critique pendant laquelle l’enjeu principal est de mobiliser un maximum d’informations disponibles en provenance du terrain pour tenter de construire une représentation réaliste de la situation. La bonne information au bon moment permet souvent de sauver des vies. 

Les réseaux sociaux, messagers de l’immédiat 

Les réseaux sociaux sont généralement les premiers medias utilisés pour décrire une situation exceptionnelle. Ils sont spontanément utilisés par les témoins et permettent le rayonnement de l’information. Par exemple, lors du séisme de l’Ubaye, plus de 53 milles tweets ont été postés entre les 7 et 8 avril 2014.


Capture.JPG

SURICATE-NAT

Prenant modèle sur le suricate, ce petit animal parfois surnommé « sentinelle du désert », le projet, mené conjointement par le BRGM et l’Université de Troyes, construira les briques suivantes :

1. un système d’écoute permanent des « conversations » sur Tweeter ;

2. des algorithmes de filtrage et d’analyse pour détecter, à partir de mots clefs, les témoignages de catastrophes ;

3. un processus d’enrichissement des premières informations de manière automatisée avec les métadonnées des tweet et en mettant à contribution les internautes ;

4. un site sur Internet pour la mise à disposition d’informations contextuelles et préventives.

Les catastrophes naturelles, l’affaire de tous

SURICATE-NAT permettra de rendre le « citoyen connecté » pleinement acteur en cas de survenue de catastrophes naturelles. Entre les premiers témoins « citoyen capteur », les internautes « citoyen analyste » et les « community manager », des chaînes de solidarité informationnelles pourraient être créées.

Il s’agit également d’une contribution significative au développement de la culture du risque des populations.

Code du projet

SURICATE

Organismes de recherche et partenaires

BRGM (Bureau de recherches Géologiques et Minières)

Direction Risques et Prévention - 3 avenue Claude Guillemin BP 36009 45060 ORLEANS cedex 02

Université Technologique de Troyes - 12 Rue Marie Curie, BP 2060, 10010 Troyes

Principaux intervenants

Responsable du projet : Samuel AUCLAIR (BRGM)

Babiga Birregah (IUT De TROYES)

Date de début / Durée

2016 sur une durée de 18 mois

A voir aussi