Conçus pour atteindre le zéro accident, les véhicules autonomes suscitent beaucoup de méfiance. L’UTAC souhaite apporter au grand public des arguments fondés.

Alors que les premiers véhicules entièrement autonomes sont annoncés pour 2018-2020, ces voitures qui conduisent toutes seules suscitent la méfiance chez 63 % des personnes interrogées.

Comment distinguer les vraies innovations, fiables et sécuritaires, des gadgets sans valeur vantés par les publicités ? C’est pour aider le grand public à se forger une opinion sur des arguments fiables que l’Utac a lancé cette étude.


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L’idée du projet : établir des tableaux comparatifs, tous véhicules et toutes marques

Il s’agit de comparer des véhicules manuels, autonomes et semi-autonomes en les testant sur une large palette de situations : parking automatique, conduite sur autoroute, dans les bouchons ou en circulation fluide, en ville, à une intersection, etc. Les tests doivent porter sur 4 ou 5 véhicules équipés de différents systèmes embarqués de conduite assistée. Le but est d’en sortir un classement et, comme pour n’importe quel produit, de mettre en avant les points forts et limites pour faciliter de choix du consommateur.

Bénéfice attendu : vaincre les réticences et faciliter le choix d’un véhicule autonome

Le comparatif des atouts et limites de ces véhicules « magiques » devrait contribuer à vaincre les réticences des consommateurs. Et à terme, bien sûr, à augmenter la sécurité sur la route. Au-delà de cet enjeu majeur, le gain sera multiple :

- forts impacts sur l’assurance et la réparation (moins de sinistres et de réparations, mais des expertises, des réparations et un entretien plus complexes et techniques) ;
- gains de consommation donc gain pour l’environnement (conduite plus économe);
- gains en fluidification du trafic (le véhicule autonome roule de façon plus souple et plus fluide).

Véhicules autonomes : des plus et des moins

Les véhicules autonomes sont a priori meilleurs que les conducteurs humains car plus réactifs et plus fiables (pas de fatigue, de somnolence, de distraction,…). Mais ils sont plus limités en cas de scénario complexe (à décision éthique, par exemple) ou lors d’évènements non programmés dans la base de données : zone de travaux, pluie, brouillard, nuit, signalisation routière peu visible ou erronée, véhicules prioritaires, véhicules agressifs… Autre limite à prendre en compte : en cas décision éthique)

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Prochaines étapes

De plus en plus « intelligente » et connectée, la voiture devra pouvoir s’appuyer sur une infrastructure intelligente et convaincre de la fiabilité absolue de ses systèmes électroniques. Sans compter la question du coût : facturées en option (1 200 euros pour le pilote automatique en embouteillage de BMW), les solutions devront convaincre les automobilistes. 

Par ailleurs, le cadre réglementaire doit lui aussi évoluer : aujourd’hui, la convention de Vienne oblige encore l’automobiliste à garder ses mains sur le volant.

Code du projet

Organismes de recherche et partenaires

 L'UTAC-CERAM  - Autodrome de Linas 91311 Montlhéry



Principaux intervenants

Responsable de recherche : Alain PIPERNO

Date de début / Durée

2016 sur une durée de 18 mois

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