Alors comment communiquer sur la prévention des accidents, très fréquents dans cette pratique, sans passer pour un rabat-joie ou prêcher dans le désert ?

Le risque fait partie intégrante de la pratique en snowpark. Et il est indissociable du plaisir qu’elle procure.

Pour saisir les ressorts de la prise de risque, il faut comprendre ce que les jeunes y mettent en jeu : une différenciation, une légitimation par rapport à un milieu.

La prise de risque participe à l’élaboration et au maintien d’une identité spécifique.


snowpark2.jpg

Le comportement sécuritaire dépend de l’âge et du niveau

Le comportement sécuritaire augmente à mesure que les pratiquants avancent en âge et en expertise. Les experts, en particulier, ont un rapport au risque réfléchi et responsable. Par exemple en indiquant aux autres que la voie n’est pas libre en cas de chute d’un tiers dans la zone de réception. Ou en vérifiant que cette zone est dégagée avant de se lancer sur un module de saut.  

Une marge de progrès : le port du casque 

Seul domaine où les experts font preuve d’imprudence : le port du casque. Il diminue à mesure que l’âge et le niveau augmentent. Sans doute parce qu’il reste associé à l’image du débutant. Une solution serait donc d’imposer le port du casque à l’ensemble des professionnels de la montagne.

Un pratiquant sur deux déclare s’être blessé dans un snowpark avec les experts qui se blessent le plus et le plus gravement

Mésestimation du risque ou excès de confiance

La majorité des pratiquants des snowparks ont un niveau de ski peu élevé. Pourtant, ils n’hésitent pas à emprunter des modules difficiles. Une sous-estimation du risque qui peut provoquer l’accident. Les experts, en revanche, pêchent plutôt par illusion de contrôle. Et par conviction que le danger vient des autres.

Actions de prévention : trois publics ciblés

Pour les concepteurs de snowpark : un livre blanc crée par la Fondation MAIF « Connaître et prévenir les risques en snowpark »,
Pour les jeunes pratiquants, non experts : une application pour smartphones et tablettes, « Snowpark challenge »
Pour les pratiquants experts (les riders) : l’idée, non encore réalisée, serait de faire appel à un de leurs pairs pour les sensibiliser. Une personnalité à la fois légitime et emblématique.

snowpark3.jpg

Code du projet

Organismes de recherche et partenaires

Grenoble 1, Laboratoire Sports et Environnement Social EA3742

Partenaires associés
Bastien SOULE, Professeur, Université de Lyon 1, Centre de recherche et d'Innovation sur le Sport EA647

Principaux intervenants

Responsable du projet : Véronique REYNIER, maître de conférences,

Date de début / Durée

2012 sur une durée de 18 mois

A voir aussi